vendredi 26 décembre 2008

Munich, où quand R.E.M. réeditent les éditors.




R.E.M., souvent considérés par la jeune génération comme un des plus grands représentants du Pop-Rock ennuyeux, seraient-ils sur le retour?

Du côté du service comptable de Cravate&chaussettes, nous avons beau savoir que Pavement, Kurt Cobain et autres n'avaient de cesse de déclarer leur flamme pour R.E.M., rien n'y fait, nous n'arrivons pas à nous déhancher sur leur classique "Shiny Happy People", ni-même sur "Man on the Moon!", "Drive" et autres soit-disant "hits" du groupe américain.
Et nous avons beau essayé, rien à faire.
Tout juste un petit sifflement étouffé en entendant "Losing my religion".
Voire parfois un sourire niais de Christiane en attendant "Everybody hurts". Mais rien de plus. Promis.

Malgré leur look de joueurs de musique de chambre, les R.E.M. livrent ici une version du hit "Munich" des Editors qui ne peut que nous étonner de la part d'un groupe considéré comme hautement ringard. Cela doit-il nous amener à reconsidérer R.E.M.?
Ce n'est pas dit.

mardi 23 décembre 2008

Viva le plagiat pour Coldplay



Coldplay accusé de plagiat? De surcroit par Joe Satriani, guitariste de hard rock virtuose et lourdingue?!? Moi aussi je n'y ai pas cru! Et pourtant, à l'écoute simultanée de "Viva la Vida", single phare de Coldplay, et de "If I Could Fly", instrumental de l'ami Joe, les ressemblances sont plus que troublantes!

Il semble effectivement que le groupe anglais ait pompé l'ensemble de la structure du morceau éponyme de son dernier album. Il n'y est d'ailleurs pas allé de main morte, en retranscrivant non seulement la progression des accords, mais aussi la ligne mélodique!

Si Coldplay clame le plagiat involontaire, Joe Satriani, lui, se frotte les mains: ce battage médiatique lui permet de revenir sur le devant de la scène, lui qui avait quasiment disparu de la circulation. Et c'est surtout cela que nous ne pardonnons pas à Chris Martin.

Ci-dessous, la scène de crime:


mercredi 17 décembre 2008

Les Weezer s'ennuient...et nous aussi


Ils s'ennuient même tellement qu'ils ont accepté d'enregistrer des morceaux inédits pour le jeu Tapulous (sorte d'ersatz de Guitar Hero sur iPhone).

On avait déjà pu remarquer que leur "Red Album" sorti il y a quelques mois, n'était pas très inspiré, mais les entendre chanter "We wish you a merry Christmas"(Ils nous avaient déjà fait le coup avec un "Christmas CD" en 2000) pour la version spéciale Noël de Tapulous, a marqué un cran de plus dans la lente agonie de ce groupe qui avait pourtant révolutionné la pop au début des années 90.

C'est la triste réalité, les
Weezer n'ont désormais plus que deux objectifs: faire des clips tordus pour buzzer sur Youtube et attirer dans leurs filets les teenagers en mal de rockeurs sur le retour grâce à des jeux sur téléphone portable. C'est moche.

Joyeux Noël quand même!

jeudi 4 décembre 2008

Pamela Hute, it's a catch

Vous connaissez la grande méfiance du département comptable de Cravate & Chaussettes envers la nouvelle scène française. Ainsi, il était indispensable pour moi de désolidariser, de manière franche et massive, Pamela Hute du reste de la mélasse post-boutonneuse qui sévit ces derniers temps dans les salles de concert de la capitale.

Car oui, Pamela Hute (à la fois le nom de la chanteuse et de son band) est au-dessus de tous. Le charme de ses compositions est instantané: la simple écoute de "Parachute" ou encore de "Pink Safari" démontre le talent et la qualité d'écriture de l'artiste. De telle sorte que tout semble facile à Pamela Hute: on passe de la rage à la mélancolie en un instant, avec une facilité et une légèreté déconcertante.

Si on pense forcément à Kim Deal et à ses Breeders, notamment lorsque Pamela chante "Identical", on ne peut s'empêcher de la comparer à une Brian Molko au féminin: au même titre que Placebo lors de ses meilleurs moments (les deux premiers albums), elle arrive à tirer la substance et l'émotion du moindre accord de guitare.

"Hysterical" de Pamela Hute: