mercredi 30 juillet 2008

PAS/CAL: Put your hands up (for Detroit)

Tout n’est peut être pas perdu pour Detroit, la Motor City n’a pas encore dit sont dernier mot. Découvert sur Music For Ants, PAS/CAL nous démontre en effet qu’il est encore possible de faire rêver le Michigan.

Avec des E.P aux accents oniriques, les américains de PAS/CAL ont su marquer la confluence entre les mélodies épiques d’un Arcade Fire, les relents bruitistes d’un Sonic Youth, et la simplicité d’un Belle & Sebastian.
Le résultat est tonitruant, et force est de constater que cette jolie bande de comptables saura faire parler d’elle tant la scène Indie américaine a besoin de groupes enfin utopiques.

Nous n’avons pour l’instant que quelques E.P à nous mettre sous la dent et pas encore de performance live significative, mais pour les plus impatients, leur myspace ainsi que leur site officiel seront un bon moyen de passer le temps.

En ce début début de mois d’août je vous propose donc de vous délecter du «Summer is Almost There» des PAS/CAL:


Et pour passer un bon été, voici un petit cadeau de la maison C&C:
MP3
PAS/CAL - You Were Too Old For Me
MP3
PAS/CAL - O Honey We’re Ridiculous

mardi 22 juillet 2008

Raul Midòn, le Ray Charles à guitare

En cette période estivale, il est parfois bon de laisser de côté ce bon vieux rock'n'roll. Le rosé coule à flot, les filles sont belles, le sable est chaud: autant de raisons de se délecter du son chaud concoté par ce cher Raul Midòn.

Notre homme est le dernier héritier d'une longue tradition d'artiste afro-américain touchant du doigt le génie musical : aveugle de naissance, il compense son handicap par une technique vocale et musicale hors norme, mêlant influences jazz, soul, et bon r'n'b.

Alors, Raul Midòn, nouveau genius? Ce rayon de soleil semble nous fournir la réponse. Bonne baignade à tous.

La vidéo de "Sunshine":

vendredi 18 juillet 2008

Sammy Decoster, l'artiste Bleu Blanc Blues


Sammy Decoster est un auteur compositeur français assez mystérieux ; lorsqu’on le voit ou on l’entend, on l’imaginerait bien garagiste à Memphis ou convoyeur de bétail entre le Tennessee et le Kentucky.
Mais il n’en est rien,... pourtant son univers sait faire le reste.

Chanté parfois en français, parfois en anglais, son blues folk ténébreux nous prouve une fois de plus que les américains n’ont pas le monopole du "Cowboy Spleen". Avec sa voix digne d'un Jim Morrisson frenchie, il écume les salles parisiennes depuis quelques temps déjà (certain ont aussi pu le voir aux Francofolies) et ne laisse personne de marbre.

Je vous laisse apprécier ses autres morceaux sur son myspace, et je m’octroie le droit de vous présenter le fabuleux « The Drive » qui va vous donner l’irrépressible envie de quitter la France avec une guitare sous le bras:


vendredi 11 juillet 2008

Death Cab For Cutie, toujours en vie

« Narrow Stairs » le 6ème album de Death Cab For Cutie avait su conclure en beauté les 10 premières années d’existence du groupe de référence de l’indie US. Ce dernier opus avait eu la lourde tâche de succéder aux somptueux « Transatlanticism » et « Plans », albums qui ont eux su sceller l’avenir des DCFC, en leur permettant d’abandonner leur son college rock originel et d’évoluer vers cette indie-pop scintillante qui leur a apporté gloire et reconnaissance à travers le Monde.

En toute franchise, cette micro-rétrospective avait pour but d’introduire « Cath »le dernier single issus de « Narrow Stairs ». Une source de bonheur, pleine de finesse et de retenue, parfaite pour accompagner nos errances estivales.

A vous de juger :

mercredi 9 juillet 2008

Live Report : les Kings of Leon et MGMT au Zénith

Les puristes me reprocheront tout d’abord d’avoir sciemment exclu The Whigs du programme de ce concert (Zénith de Paris le 08/07). Il n’en est rien, quelques problèmes d’allumage sur ma Xantia ne m’ont en effet pas permis d’arriver à temps pour assister à leur prestation. En outre, contrairement à certain de mes collègues, j’essaye d’éviter de faire des reportings sur des concerts où je n’étais pas…

MGMT : bilan mitigé, pas déçu mais juste conscient que dans une salle comme le Zénith leur synthé-pop avait du mal à se frayer un chemin dans le brouhaha général. Une prestation toute en douceur donc, saluée par une nuée de téléphones portables vidéo essayant d’immortaliser le désormais fameux « Time To Pretend ».

KOL : Difficile d’en dire du mal, les coupes de cheveux changent mais la puissance live reste intacte. Une fois de plus les frères Followill ont réussi à transporter la foule grâce à une avalanche de tubes issus des deux premiers albums. La première partie du concert se terminant sur le démoniaquement transcendant « Trani », où la fabuleuse prestation de Caleb Followill a littéralement foudroyé le public.

La seconde partie du concert fut quelque peu moins épique, les Kings partageant avec nous le contenu de leur nouvel album (Only By The Night sortie prévue en septembre), soit 5 ou 6 chansons qui eurent du mal à faire mouche. Un genre de syndrome The Killers ou chaque chanson se veut l’hymne de quelque chose,…, plus des riffs qui commencent à se formater insidieusement…je dois avouer que je n’ai pas trop accroché.

Mais il ne tient plus qu’a nos bons Kings of Leon de me prouver que je me trompe une fois de plus, d’ailleurs, voici quelques images qui me donneront bien sûr tort :

jeudi 3 juillet 2008

MGMT re-synthétise la pop

Les Scissors Siters m’ont donné envie de vomir, mais je me suis très vite aperçu qu’ils auraient facilement pu devenir un bon groupe. Si seulement il avait su arrêter à temps leurs bouffonneries faussement festives en se focalisant plus sur les mélodies Disco qui ont un temps fait leur succès.

MGMT (anciennement The Management) m’a réconcilié avec la Synthe Pop grâce à un Disco/Rock acidulé sans pseudo-concessions dancefloor ou autres considérations vestimentaires. J’adresse donc un grand merci à ces 2 sorciers de Brooklyn, en grand devenir depuis 2007, qui je l’espère sauront nettoyer les charts avec leur son tout fraichement réchauffé.

Profitons alors de l'excellent "Electric Feel" par MGMT: