vendredi 30 mai 2008

Le corps mince de Françoise: un rêve érotique?

« Je suis la fille qui ne veut pas faire la fête », tel est le refrain de « Cool and Bored » des « Le Corps Mince de Françoise ». Quel exotisme et quelle sensualité dans la façon que ces trois finlandaises ont de parler le français…

Un beau souvenir m’embrume alors l’esprit, et je revois cette douce nymphe qui s’avance vers moi dans ce long couloir d'une boite branchée, puis me glisse un: « Bonjour je suis Katia et je viens de la Suède » ...puis je me réveille…las de cette ville, prêt à m’envoler vers des terres enneigées et des fjords verdoyants…mais un comptable ne peut hélas pas quitter son poste en fin de mois…alors je reste...j’écoute...je me languis…et j’écris :

Les trois jeunes filles qui composent le trio électro/pop « Le Corps Mince de Françoise » (en français dans le texte), ou LCMDF pour les puristes, sont trois copies conformes de notre Mireille Mathieu nationale : coupe au bol et robe pathétique de rigueur.

Que dire alors de ces parfaites inconnues que Tania Bruna-Rosso a su dénicher pour nous grace à leurs Myspace,…, rien de bien intéressant si ce n’est que « Cool and Bored » est formidable, qu’on attend avec impatience de les voir en live de par chez nous, et qu’on espère que leur coupe de cheveux ne donnera pas de mauvaises idées à la jeunesse française.

Sans plus attendre, voici la vidéo de "Cool and Bored" par les LCMDF :

mercredi 28 mai 2008

Musique Post-Bourgeoise, ou quand les bourges s’emmêlent

Nous sommes nombreux à nous souvenir du buzz avorté autour du clip «Stress» de Justice. Une parodie de violence, montrant une « joyeuse » de bande de renégats semer la terreur en ville. A trop vouloir choquer ce clip de mauvais goût était finalement passé presque inaperçu, sans donner lieu au scandale escompté.

A la bonne heure me direz-vous, ce clip a ainsi été maintes fois détourné sur le web, et la «Palme d’or» de la parodie revient à l’énigmatique trio français «Musique Post-Bourgeoise» pour sa version pleine de tendresse de Stress.
Les M P-B ont en effet préféré la violence des mots à celle des images, nous montrant ainsi de bons samaritains en action, sur un fond musical minimaliste et des paroles acérées, grossière et si possible choquantes.

Difficile d'accorder un réel intérêt musical à M P-B, mais on saluera tout de même une performance d’artiste hors du commun. Un groupe qu’il faut donc appréhender comme une exposition au Palais de Tokyo, avec ouverture et indulgence. Se définissant eux même comme un groupe électro de salon, leurs ambitions sont à la hauteur de leurs capacités. Leur homepage est plutôt bien faite, et elle vous permettra peut être de percer le mystère de leur existence. (Ils disent trouver leur source dans le mouvement « Cassouliste »… si quelqu’un peut m’expliquer…).

En attendant voici le « Stress Justice » par Musique Post-Bourgeoise :

mardi 20 mai 2008

The Hoosiers prennent une Super Trempe

Les groupes anglais sont par essence vantards et orgueilleux, il s’agit pour la plupart d’entre eux d’une marque de fabrique, et certains tels qu’Oasis n’ont existé que pour imposer à leur public une fierté mal placée et une arrogance sans commune mesure.

Et les nouvelles pousses ont pris le relais, en effet, en 2007, The Hoosiers avaient eux aussi succombé aux vertiges de l’autocongratulation, en se proclamant les « nouveaux Supertramp » auprès des journalistes britanniques. Un an plus tard, cette même presse leur a donné tort puisque le trio londonien a été élu " Pire groupe de l’année" aux Shockwaves NME Awards 2008.

Ce qui me donne donc l’occasion d’évoquer les raisons pour lesquelles les Hoosiers ont été récompensé de la sorte. Pour faire simple, il s’agit juste d’un groupe en manque d’inspiration et en proie à un plagiat de tous les instants, qui par mégarde avait réussi à se hisser à la tête des charts.Et en voici la preuve:

- Leur pseudo tube, « Worried About Ray » ressemble étrangement à « Happy Together » des Turtles.

- Leur 2nd single, « Goodbye Mr A » reprend trait pour trait la structure de « Mr Blue Sky » du Electric Light Orchestra.

- Leur 3ème single, « Cops and Robbers » est quant à lui complètement pompé sur « The Lovecats » des Cure.

Pas la peine d'en rajouter, les preuves en musique:
free music

mardi 13 mai 2008

Les Ting Tings et l'oreille pas cassée

Le duo indie-electro anglais The Ting Tings a très bien commencé 2008, et ça n'a rien à voir avec la lointaine ressemblance de leur nom avec celui du propriétaire de Milou (...pardon).
Leur premier single «
Shut up and let me go » a été choisi par Apple pour la dernière pub iPod, (ce qui on le sait est un gage de reconnaissance: cf. New Young Pony Club ou Feist ), et ils se sont offert le luxe d’entrer dans le top 100 du Billboard aux UK.

Bien que formés il y a moins de deux ans, ces White Stripes électroniques méritaient bien un tel tremplin, tant leur univers qu’on peut qualifier de Claude François en pleine électrocution ou bien de James Brown en pantalon slim, à mis un sacré coup de vieux aux pourtant bien installés Chicks on Speed, Le Tigre ou Peaches.

Alors que leur premier album, « We started nothing » devraient sortir dans quelques jours, il semble désormais indéniable que vous devrez laisser une place de choix à ces deux trublions dans vos playlists estivales.

Et si vous n’aimez pas leur tube iPodesque, vous serez peut-être séduit par le lancinant « Great DJ » :



mardi 6 mai 2008

Quand pochette rime avec toilettes

Une pochette d’album c’est tout à la fois: la synthèse d’un univers, l’essence d’un instant hors du temps, et le divin réceptacle d'infos aussi précieuses qu'inutiles (code barre, track-listing et remerciements à papa, maman et au manager).

A travers les ages, certains chefs d’œuvre ont su épisodiquement rompre la routine (Sgt Pepper, Sticky Fingers pour ne citer qu’elles), et même si les belles pochettes se font de nos jours de plus en plus rares, nous pouvons compter sur les 70’s et 80’s pour nous fournir une source inépuisable de raretés mêlant le graveleux au grotesque.

Sans que ce soit une première, NME (fier magazine britannique) lance une vaste consultation autour des pires pochettes de l’histoire, à laquelle je vous invite à participer, et qui, j’en suis sûr, saura vous faire bénir le XXIème siècle à bien des égards.
Et pour les assoiffés de couleurs criardes et de filles dénudées, allez donc faire un petit tour du côté du classement de Djalanda lui aussi très intéressant.

Et comme le service comptable n'est pas en reste, voici un petit florilège de nos plus belles prises: